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L'émergence des droits de la personnalité en droit civil brésilien: le corps humain et son statut juridique actuel

Vendredi, 9 avril, 2010 12:30à14:00
Pavillon Chancellor-Day 3644, rue Peel, Montréal, QC, H3A 1W9, CA

°ä´Ç²Ô´Úé°ù±ð²Ô³¦¾±±ð°ù:Ìý Pr. José Antônio Gediel, Faculté de droit de la Universidade Federal do Paraná.

À propos du conférencier

Le professeur José Antônio Peres Gediel est docteur en droit (1997) de l’Universidade Federal do Paraná, à Curitiba au Brésil. Il a fait un stage postdoctoral à l’Université de Montréal entre 2000 et 2002. Présentement, il enseigne le droit civil à la Faculté de droit de l’Universidade Federal do Paraná. Il participe à plusieurs projets de recherche, s’intéressant notamment à la bioéthique et aux droits humains et de la personnalité. Il coordonne le projet de recherche Virada de Copérnico dont l’objectif est d’analyser de manière critique les catégories de droit civil classique à la lumière de questions et de problèmes contemporains en mettant en relief les finalités et objectifs du droit civil. Il est membre du comité éditorial de trois revues scientifiques. En 2003 il a été nommé citoyen honoraire de Curitiba.

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Le corps humain est conçu en droit brésilien comme le substratum physique de la « personne » qualification morale des êtres humains accueillie par le droit et qui les rend aptes à agir comme sujets de droit. L'être humain, juridiquement qualifié, occupe le centre de l'ordre juridique national et sa dignité reste un des fondements de la République, comme l'énonce l'art. 1º., III de la Constitution de la République Fédérale du Brésil.

Le Code civil brésilien accueille cette orientation constitutionnelle lorsqu'il énonce en regard des droits de la personnalité, en tant qu'instrument de protection juridique de la personne et aux conditions essentielles à la sauvegarde de sa dignité, en établissant dans son article 11 que : « À l'exception des dispositions légales particulières, les droits de la personnalité ne peuvent pas faire l'objet d'une transmission ou d'une renonciation; leur exercice ne peut pas être soumis à des limitations volontaires».

La portée juridique des droits de la personnalité prévue à l'art. 12 du Code civil est vaste et permet au sujet de droit d'exiger dédommagement ou d'exiger la fin de la menace ou de l'atteinte à ses droits de la personnalité, que celle-ci soit physique, morale ou intellectuelle. Le corps humain figure parmi les « biens de la personnalité » et le droit affirme le caractère indissociable, inaliénable et intransmissible de ce bien par le sujet.

Le droit en vigueur au Brésil n'attribue pas un statut juridique propre au corps humain, ni ne reconnaît son indépendance en relation au sujet de droit. Ainsi, il n'y a dans le droit brésilien, aucune norme qui traite du corps humain, dans sa totalité, comme d'un bien juridique indépendant du sujet.

Atelier de la série "Le droit civil et ses codes: parcours à travers les Amériques", présenté par le Centre de recherche en droit privé et comparé du Québec y el Grupo Hispano de la Facultad de Derecho. Parrainé par l’Agence universitaire de la francophonie.

Cette activité est certifiée par le Barreau du Québec pour 1.5 heures de formation continue obligatoire pour ses membres.

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